Cashback et impôts : le cashback est-il imposable ?

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Cashback et impôts, c’est la question qui ressurgit chaque printemps au moment de remplir sa déclaration, et la réponse va vous soulager : non, le cashback n’est pas imposable. Ce que vous récupérez sur vos achats n’est pas un revenu, c’est une remise. Le fisc ne vous réclamera rien dessus. Et je vais vous montrer pourquoi noir sur blanc, texte officiel à l’appui, parce que sur ce sujet on lit vraiment tout et son contraire.

La réponse courte, sans détour

Vous avez gratté 80€ de cashback dans l’année sur vos courses et vos achats en ligne ? Vous gardez 80€. Rien à déclarer, rien à payer.

Le principe tient en une phrase : un cashback adossé à un achat est une réduction de prix, pas un gain. Vous avez juste payé un produit moins cher. On ne vous a pas versé un salaire déguisé. C’est exactement la même logique qu’un bon de réduction de 5€ en caisse chez Carrefour ou qu’une ristourne fidélité. Personne n’a jamais reporté ses tickets de réduction sur sa feuille d’impôts, et le cashback ne fait pas exception.

Pourquoi le fisc voit le cashback comme une remise

La règle ne sort pas de mon chapeau. La doctrine officielle de l’administration (le BOFiP, consultable sur impots.gouv.fr) pose que les réductions accordées à l’acheteur ne constituent pas un avantage imposable dès lors qu’elles sont liées à l’opération d’achat. En clair : tant que votre cashback découle d’une dépense, il reste une remise. Et une remise n’est pas un revenu.

J’ai vérifié la mécanique pour être certain de ne pas vous raconter de salades. Quand vous passez par une appli comme iGraal, eBuyClub ou Joko, le marchand verse une commission à la plateforme, qui vous en reverse une partie. Vous ne touchez pas de l’argent tombé du ciel : vous récupérez une fraction de ce que vous avez dépensé. Si vous voulez le circuit complet commission-plateforme-cagnotte, je l’ai décortiqué dans mon guide sur le fonctionnement du cashback.

Et la cagnotte que je n’ai pas encore retirée ?

Bonne question, et la réponse rassure encore plus. Tant que l’argent dort dans votre cagnotte, il n’existe pas vraiment aux yeux du fisc. C’est une remise différée. Rien ne vous concerne tant que vous n’avez pas déclenché le virement vers votre compte.

Ça vaut aussi pour le cashback transformé en bon d’achat ou en carte cadeau. Acheter une carte cadeau crédite votre cagnotte immédiatement, parfois à un taux boosté pendant les grosses périodes commerciales, et vous la dépensez plus tard. Là encore, aucune ligne à remplir. Si cette astuce de sioux vous parle, j’y consacre un guide entier sur le cashback en cartes cadeaux.

Les 3 cas où le cashback peut devenir imposable

Sur le cashback impôts, je tranche net : le cashback classique n’est pas imposable. Mais je ne vais pas vous mentir par omission. Il existe trois situations où l’argent que vous récupérez n’est plus une simple remise, et où le fisc peut avoir son mot à dire.

Le parrainage d’abord. Quand vous parrainez un pote et touchez 30€ sans avoir rien acheté, ce n’est plus une remise, c’est un gain. L’administration le range dans les bénéfices non commerciaux occasionnels (article 92 du Code général des impôts). En théorie, c’est déclarable. En pratique, tant que le total de ces petits gains reste modeste (autour de 305€ nets dans l’année après abattement), vous ne payez rien. La tolérance couvre la quasi-totalité des gens.

Les primes de bienvenue bancaires ensuite. Le fameux « ouvrez un compte, recevez 150€ » de BoursoBank ou d’une néobanque n’est pas un cashback sur achat. C’est une prime de souscription, et elle suit le même régime que le parrainage : imposable seulement si vos gains divers dépassent le seuil.

L’arbitrage transformé en business enfin. Si vous achetez en masse pour empiler du cashback, revendez les produits, et que ça tourne à l’activité régulière sur plusieurs milliers d’euros, le fisc peut requalifier le tout en revenus d’activité. Là, on n’est plus dans le bon plan du dimanche, on est dans du commerce, avec cotisations à la clé.

Voici le récap visuel, à garder en tête :

Type de gainImposable ?
Cashback sur un achat (le cas classique)Non
Cashback en cagnotte non retiréeNon
Cashback transformé en carte cadeauNon
Parrainage ou prime sans achatOui, au-delà d’environ 305€ de gains nets par an
Prime de bienvenue bancaireOui, au-delà du même seuil
Arbitrage cashback en activité régulièreOui, requalifié en revenus

Faut-il déclarer quoi que ce soit ?

Pour 99% des gens qui lisent ces lignes, la réponse est non. Vous chassez le cashback sur vos achats perso, vous récupérez quelques dizaines d’euros par an, vous ne touchez à rien sur votre déclaration. Aucune case à cocher.

Si vous cumulez parrainages et primes de bienvenue et que ça grimpe au-delà de quelques centaines d’euros, tenez juste un petit tableur : date, plateforme, nature du gain, montant. Le jour où vous approchez le seuil, vous saurez précisément quoi reporter dans la case des gains divers. Les plateformes transmettent déjà certains montants au fisc, autant que votre version colle à la leur.

Mon verdict sur le cashback impôts

Fin d’année dernière, ma cagnotte eBuyClub affichait un peu plus de 70€ grattés sur des achats que j’aurais faits de toute façon. Je n’ai rien déclaré, et c’est parfaitement légal. Sur la question cashback impôts, je suis catégorique : le cashback sur achat, c’est de l’argent net dans la poche, sans astérisque fiscal.

La seule chose à surveiller, c’est le moment où vos gains « sans achat » (parrainages, primes de bienvenue) deviennent gros. Tant que vous restez un chasseur de bons plans normal, le fisc ne viendra pas toquer à votre porte. Profitez-en à fond, et conservez vos justificatifs au cas où : c’est l’assurance tranquillité qui ne coûte pas un centime.